je vois, je vis, j'entends, je lis, çà m'énerve
Cette BD, je l'ai lue plusieurs fois cet été, je l'ai lue avec tendresse, avec émotion, avec colère et rage.
J'ai été émue par la rencontre, par le désir qui envahi tout entier, ce désir interdit, évident, violent. J'ai posé un regard attendri sur ces deux femmes, la pudeur et la peur. La peur de se découvrir, la peur des autres, et le basculement de l'autre côté du monde la minorité, devenir les autres, sortir d'une communauté.
Puis j'ai regardé avec rage le moment où les parents découvrent cette relation. En fait j'ai sautél a page, parce que je sais, parce que c'est çà, parce que l'évoquer est encore douloureux, parce que ce regard haineux,du père n'est pas sorti de ma mémoire.
Je l'ai relu encore parce qu'elle parle de moi, de nous, et que çà fait du bien parfois.
J'aime beaucoup la Haute-Savoie....dix ans de ma vie..... La Tournette, le Charvin, Les Aiguilles Rouges, le plateau des Glières, la Vallée Verte. Les saisons si marquées, les lumières du matin sur le Mont-blanc, le ski de fond à Arbusigny....
J'ai aussi détesté la Haute-Savoie, son fric, ses vallées betonnées, les trouées dans la montagne pour tracer des pistes de ski, les cadres européens en vacances,....
Et ils continuent leur délire, il veulent massacrer le peu qu'il reste de nature pour faire des JO. Alors non.
Samedi 20, je rejoins la manif
14 h, hotel de ville
En mars 2009, les Grenoblois ont applaudi à l’échec de la candidature de leur ville aux Jeux Olympiques 2018. À raison. Depuis, la Rocade Nord a été abandonnée, la mairie ne parle plus de téléphériques urbains, le projet GIANT est ralenti faute de l’élan financier olympique. Certes, on n‘arrête pas la destruction du territoire, mais au moins a-t-on évité son accélération
Le désastre épargné à Grenoble menace maintenant Annecy. Comme si la Haute-Savoie n’avait pas été suffisamment ravagée par les « sports d’hiver », l’urbanisation folle, la course à la croissance – bref, par « l’attractivité du territoire ». Les Hauts-Savoyards sont-ils plus heureux avec 7000 nouveaux habitants chaque année ? Seront-ils plus heureux, les champions repartis, avec plus d’autoroutes et de tunnels, avec les terres agricoles bétonnées, l’eau siphonnée et polluée par les canons à neige, des infrastructures inutiles à rembourser pendant des décennies ?
Au fait, pourquoi les décideurs veulent-ils à ce point accueillir les Jeux Olympiques ? « C’est bon pour le BTP et les autoroutes », clamait Dumolard, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble. « Une candidature en 2018 est une formidable opportunité pour (…) la montagne française confrontée à une concurrence mondiale en matière de développement sportif, économique et touristique », ânonnait Destot, le maire de Grenoble.
Bref, les J.O, c’est bon pour le profit de quelques-uns dans la guerre mondiale économique.
Pour prospérer dans cette guerre, nos élus ont décidé l’édification d’une métropole unique de 220 km de long, entre Genève et Valence : le Sillon alpin[1] .
Les Jeux sont pour eux un moyen de financer et d’accélérer ce projet de mégalopole censée concentrer deux millions de Genevois, d’Annéciens, de Chambériens, de Grenoblois, de Valentinois – et leurs voisins – dans une même vallée urbanisée, densifiée, technifiée, où la vie des habitants comptera moins que les flux économiques.
Nous tous qui combattons le TGV Lyon-Turin en Maurienne, l’autoroute A51 dans le Trièves, le Center Parcs dans les Chambarans, les nanotechnologies et GIANT à Grenoble, le Pôle Traçabilité à Valence, et les Jeux Olympiques dans les Alpes, nous luttons contre le Sillon alpin, dont les chantiers fragmentés dissimulent pour l’instant le projet d’ensemble.
Contre « l’attractivité » et le déménagement du territoire
Contre la mégalopole du Sillon alpin
Contre les Jeux Olympiques, à Annecy ou ailleurs
Après un été à crapahuter dans le Vercors, à bronzer au bord de l'eau et à prolonger des siestes, j'ai passé le mois de septembre à arpenter les rues grenobloises, de la gare à la pref, avec aux lèvres différents slogans. Avec tout çà, je ne me suis pas trop égarée dans le monde virtuel de l'écran.
Octobre est arrivé et à force de gueuler dans les manifs, j'ai chopé un virus dans la gorge, et me voici donc de nouveau sur le clavier enfin pas longtemps parce que demain, même sans voix, j'y retourne
"L'ordre des mots", film de Cynthia et Mélissa Arra sera projeté à Gre (Antigone, 20h le vendredi 14 avril 2010). Ce documentaire donne la parole à 6 activistes et militant-E-s trans et/ou intersexe et dresse un état des lieux de la question trans et intersexe en France. A vendredi.
Antares T3 est sorti, ben oui, y a déjà quelques temps, ben oui je l'ai acheté, et puis je l'ai lu, une fois, 2 fois, trois fois, et puis encore un peu, parce que Kim est toujours aussi belle et que...
Mais je suis déçue, trop de pages creuses, peu de rebondissements, peu mais tellement, Antares, j'attend la suite...
Du boulot, du ski, des brunes qui se boivent, qui se fument, et que j'aime....
Pas le temps des mots pas le temps du repos.... et le printemps qui se pointe. Dormir, aimer, courirj'ai besoin du soleil et de la mer.
5 novembre 20 h Grenoble St- Bruno , manif non-mixte contre la violence faite aux femmes.
Ambiance pas top, les groupes se rassemblent.
20h 30, le cortège s'ébranle, les premiers slogans sont criés, repris, gueulés, vomis, hurlés. Des sourires apparaissent , on se regarde, on est dans le cortège, et là maintenant, on se sent ensemble.
On suit le tram direction Victor Hugo. Quelques mecs plus ou moins alcoolisés nous insultent, on les entoure, on est bien, la rue est à noues. On se sourit et on se parle, on croise une fanfare "bella ciao "pour noues et on repart. Dans le tram bloqué, des femmes nous regardent, lisent les pancartes, applaudissent, sur le trottoir un type encore hurle "sales putes". "dégage bitard", lui répond le cortège d'une seul voix.
Etre là les regarder et comprendre que çà les emmerde, que certains nous préfèrent à la cuisine, qu'ils sont prêts à nous cogner. Mais ce soir on est cent et ils sont seuls.
Arriver place aux herbes, rester là ensemble encore un peu, se sentir ensemble, se parler, se sourire, se regarder, heureuses, ne plus vouloir partir, trainer encore un peu et se dire qu'il faudra recommencer, pas attendre un an, qu'on devrait le faire plus souvent, une fois par mois, une fois par semaine....
Rater le dernier tram, marcher une heure dans la ville des hommes pour rentrer, pas rassurées.
Se dire qu'il faudrait le faire tous les jours.
Un nouveau chef, une nouvelle organisation au boulot et je cours derrière du temps de reste, pour dormir, ou pour glander, pour trainer les bars....
mais si j'ai du temps... en fait je n'en n'ai pas pour l'écran. J 'en avais la semaine dernière pour le concert de Zone libre vs Casey & B. James sous un chapiteau à Lans en Vercors au milieu des vaches. Putain ce que c'était bon. Elle a une énergie et un sourire ouaou. On s'est tout de même pelés sous ce chapiteau j'ai chopé une de ces crève à la con qui me pourri la vie depuis une semaine.
Ecran blanc, les mots qui restent dans les touches et les idées qui s'évaporent. Les images des pauvres effets des plus pauvres d'entre-nous broyés sous les pelles tournent dans ma tête. Je suis fatiguée.
Il faudrait que je retourne à Copenhague, mais je n'ai que de la rage en moi, je ne peux, je ne veux pas y retourner, trop de colère en ce moment.
Le boulot débile, les ados trop dociles pour porter l'espoir, la vie qui grince. Ton amour, seulement pour survivre encore un peu.....
Berlin, c´était sa ville, le champ de ruine qui l´avait vu naitre. Berlin c´était ce mur qui avait coupé en deux les familles, les rues, les âmes et ses amitiés adolescentes. Berlin c´était cette rigueur et cet accent si cher. Berlin c´était la ville qu´elle fuyait, peut-être pour oublier les tirs dans la nuit, les fuyards abattus, Berlin c'était ces cauchemars qui la poursuivaient jusqu áu bout des nuits...
Pour toujours, Berlin a son regard.
Je suis depuis quelques jours au Danemark. Le séjour est sympa, le ciel est la mer sont gris, la température d´une vingtaine de degrés me convient tout a fait. Aprés un mois de juillet passé dans les montagnes du Vercors à fuir la chaleur, à me planquer à la piscine en début de matinée puis dans un pièce au nord jusqu´au soir. Dans quelques heures, j´ai un rendez-vous important. Je trainerai là encore deux jours, puis je regagnerai les Alpes.
Le festival résistances s'éloigne, le souvenir de quelques films "mirages d'un Eldorado" de Martin Frigon, "Le silence des nanos" de J. Colin, "Blessures atomiques" de M. Petitjean, "Gerboise bleue de D. Ouahab...et le souvenir de ces quelques jours avec vous.
Ici, les touristes sont arrivés, le village est envahi et les potes sont au boulot....il faut mettre un coup de bombe à chantilly sur le boules de glaces de Metro, sortir les frites et les steacks du congel, ouvrir les sachets de fondue.... L'authenticité de la montagne, la vraie vie dans la nature.....
T'es tout jeune, t'es un pote, un frère. Un qu'était tout seul pour Noel, alors on s'est bu une bière, on a bouffé un hamburger, j'en ai profité pour faire une lessive au lavomatic , ya personne le jour de Noel, puis on a discuté.
Contente d'avoir de tes nouvelles, contente de te savoir sur la route, contente de te savoir sur le chemin.
Renvoyer une dissert pour chaque épreuve de licence d'ici lundi. Faire mes heures de taf démentielles la semaine prochaine, ne pas oublier les réunions syndicales, çà bouge en ce moment, caser trois jours à Copenhague sans rater ni le taf, ni l'ouverture du festival Résistances.
Mais si c'est jouable, je vais arriver à oublier mon anniversaire.....
Le bleu bleu du ciel, le vert clair des prairies, le vert sombre des sapins, le jaune du soleil, l'eau bleue de la piscine, et moi, blanche comme une endive d'abord puis rouge, rouge.... un beau dimanche à Méaudre
Le boulot, qui n'en finit pas, le réveil qui sonne au milieu du sommeil et les jours qui s'écoulent absurdes du travail au repas, du travail au lit. Demain vendredi enfin quelques heures de paix, dormir et revivre.
Dimanche pluvieux et solitaire, sous la couette
Tristesse de la Lune
C´est pas la premiére fois que j´en fait l´écho, mais ce truc est grave.
Le Vatican va etre habilité á délivrer des diplomes en France. Faudra choisir son toubib, le diplomé de la fac catho risque de n´avoir jamais entendu parler de contraception ou de preservatif.....
http://www.rue89.com/2009/06/02/diplomes-du-vatican-homologues-en-france-la-riposte-sorganise
http://promotionlaicite.blogspot.com/
L’ensemble des images exposées dans l’espace public qui exploitent les clichés sexistes, les stéréotypes de la virilité et de la féminité, ou encore la banalisation de l’hétérosexualité par rapport aux autres orientations sexuelles, relève d’un phénomène appelé publisexisme. S’attaquer au publisexisme est un moyen de lutter contre l’oppression des femmes par les hommes, qui est banalisée dans notre société patriarcale. Cela participe à la construction des normes de genre, qui nous façonnent tout au long de la vie, qui nous inculquent la masculinité ou la féminité, et signifient cette division de l’humanité en deux catégories inégales.
Projection du film réalisé sur les luttes du CCP durant l’année 2001-2002 :
"Femmes affiches, femmes potiches, on en a plein les miches"
Prix libre
Café-bibliothèque-librairie ANTIGONE Alternative et autogérée, Avec programmation artistico-politico-délirante !
pour emprunter des livres, venir boire un thé et continuer la lutte !
HORAIRES Mercredi 16h – 21h Jeudi 18h30 – 21h30 Vendredi 18h30 – 22h
22 rue des Violettes à Grenoble Quartier des Eaux Claires
04 76 99 93 23 / 06 86 32 26 58 antigone (at) ouvaton.org
arrêts Vallier-Catane (TRAM ligne C) Champs Elysées (ligne 32) (dur dur de se garer en voiture... tant mieux !)